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Flânerie historique en Côte d'Azur

La Côte d'Azur est synonyme pour beaucoup d'entre nous de soleil, de plages et de paysages superbes ! Cependant cette région possède également un patrimoine très riche qui ne demande qu'à être exploré.

Nous vous amenons à la découverte de 6 pépites architecturales et historiques à ne pas manquer lors de votre prochain séjour dans la région !

 

Le Fort d’Antibes, quand la côte d’Azur n’était pas française

Le Fort Carré d'Antibes

Construit sous le règne d'Henri II au milieu du XVIe siècle, le Fort Carré d’Antibes se situe au bout de la ville, sur la presqu’île Saint-Roch

À cette époque, sa fonction principale est défensive. En effet, Antibes se situe sur la frontière entre la Provence, rattachée au royaume de France et le comté de Nice, qui appartient au duché de Savoie. Ce dernier est allié à l’empire des Habsbourg, ennemi mortel de la France.
Ce fort, qu’on appelle le Fort Carré, est également attaqué à plusieurs reprises au cour des Guerres de Religion. 

Pendant plusieurs siècles, le fort est occupé par des garnisons militaires qui viennent s'y former et s’y entraîner physiquement. Il reste un centre de formation sportive pendant tout le XXe siècle et garde aujourd’hui encore sa vocation d’insertion puisque des jeunes viennent le restaurer pendant les vacances.

Vue d'Antibes et de ses fortifications

Èze, irréductible village perché sur la Méditerranée

Vue depuis la corniche d'Èze

Aujourd’hui charmant village typique de la côte, Èze est un véritable vestige de la présence romaine qui a débuté au IIIe siècle avant Jésus-Christ et a succédé à une occupation datant du néolithique.

Envahie par les Sarrasins au Xe siècle, la petite place forte est dotée d’un château que confisque le comte de Provence au XIIIe siècle. Puis le village voit la fondation d’une confrérie, les Pénitents Blancs, chargés de s’occuper des lépreux et des pestiférés jusqu’au XXe siècle.

Rattachée au duché de Savoie au XIVe siècle, Èze représente pour ce petit royaume une place stratégique et convoitée, et de ce fait, le village est attaqué au siècle suivant par les Ottomans, alliés aux Français, avant d’être annexé par la France. Après un bref retour dans la giron savoyard, Èze devient définitivement française sous Napoléon III, en 1860.

 Vue du village perché d'Èze

Cagnes-sur-Mer et le château des Grimaldi

Les Hauts de Cagnes, dominés par le Château Grimaldi

Si l’histoire de Cagnes remonte à l'Antiquité, par des exploitations agricoles, notamment celles des oliviers, son passé est marqué par la présence de son fameux château. Celui-ci est bâti par Rainier Ier Grimaldi, seigneur de Monaco et de Cagnes en 1309.

Tout comme sa voisine Antibes, Cagnes se situe plus ou moins sur la frontière entre le duché de Savoie et le royaume de France, et devient au XIVe siècle un poste de frontière important.

Le château est donc d’abord un bâtiment militaire, mais sous Louis XIII, il est transformé en une confortable demeure de plaisance. Il reste dans la famille des Grimaldi jusqu’à la Révolution française, lorsque la dynastie monégasque est chassée et s’exile à Nice. Laissé en ruine, il est restauré par un particulier à la fin du XIXe siècle.

Cagnes est également connue pour son portCros-de-Cagnes. Depuis la fin du XVIIIe siècle, des pêcheurs des alentours viennent profiter des eaux très poissonneuses et construisent un port, qui devient rapidement le cœur économique de la petite cité.

Vue sur Cagnes-sur-Mer depuis le Château Grimaldi

L'abbaye de Lérins, entre guerre et paix

La tour fortifiée du monastère Saint-Honorat

Située sur l’île Saint-Honorat, au large de Cannes, l’abbaye de Lérins est initialement fondée par Honorat d’Arles au Ve siècle. On raconte que l’île grouillait alors de serpents, et que lorsque le saint homme posa le pied sur la terre, les serpents moururent instantanément.

Quoiqu’il en soit, le monastère attire vite de nombreux moines et fidèles. La communauté est décimée au VIIIe siècle par une invasion sarrasine. Ce violent épisode pousse les moines clunisiens, qui s’y installent ensuite, à construire des fortifications. L’âge d’or du monastère se situe sans doute aux XIVe et XVe siècles lorsque plusieurs chapelles ainsi qu’un cloître sont ajoutées aux bâtiments de l’abbaye.
Les tours de défense n’empêchent pas des corsaires génois de piller et de saccager l’abbaye en 1400, ni de retenir l’armée espagnole qui dévaste le monastère au XVIe siècle.

L’abbaye se vide peu à peu de ses moines, malgré le retour d’une congrégation au XVIIIe siècle. Restaurée au XIXe siècle, elle est aujourd’hui habitée par une communauté de 21 moines cisterciens qui font de ce lieu un véritable havre de paix et un paradis de végétation méditerranéenne.

Vue de l'Île Saint-Honorat et de son monastère de Lérins

La Villa Kerylos, alcyon méditerranéen

La Villa Kerylos vue du ciel

Dominant la mer sur une pointe rocheuse, à l’extrémité de Beaulieu-sur-Mer, la villa Kerylos est un hommage à la civilisation grecque, à l’origine du développement maritime de la Côte d’Azur. Construite au tout début du XXe siècle par l’architecte Emmanuel Pontremoli, cette villa est une adaptation de l’esthétique grecque antique aux codes de la Belle Époque.

Elle s’organise, selon les plans des demeures antiques, autour d’un péristyle aux colonnes en marbre de Carrare et possède des salons d’apparat ainsi que des pièces confortables et intimistes, toutes décorées avec luxe.

L’homme politique, intellectuel et ami des arts, Théodore Reinach, commanditaire et propriétaire de la villa, voit en elle une demeure de villégiature, mais surtout un hymne à la civilisation grecque, humaniste par excellence. C’est pour cette raison qu’il l’a baptisée « Kerylos », ce qui signifie alcyon, un oiseau mythologique porteur d’un présage heureux.

La Villa Kerylos à Beaulie-sur-Mer

La Villa Ephrussi, écrin des collections Rothschild

Jardins de la Villa Ephrussi de Rothschild à Saint-Jean-Cap-Ferrat

L’histoire de la Villa Ephrussi, à Saint-Jean-Cap-Ferrat, est d’abord celle de Béatrice de Rothschild, jeune femme esthète, immensément riche et éprouvée par un mariage malheureux avec le baron Maurice Ephrussi.

En 1905, après avoir divorcé, Béatrice hérite de la fortune de son père et découvre le Cap Ferrat où elle décide aussitôt de faire construire une demeure. Les travaux débutent en 1907, ainsi que le dessin des jardins, et se terminent en 1912, année où la baronne s’installe à la villa et y fait venir ses collections d’œuvres et d’objets d’art.

Juste avant sa mort, en 1934, Béatrice de Rothschild lègue sa splendide villa à l’Académie des Beaux-Arts qui se charge de la conservation de plus de 5 000 œuvres d’art. Les jardins à la française sont également agrémentés de jardins exotiques qui font encore aujourd’hui la fierté du Cap-Ferrat.

 Villa Ephrussi de Rothschild à Saint-Jean-Cap-Ferrat

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    Patrivia