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La France, terre d'inspiration pour Walt Disney

Avez-vous déjà remarqué l’étrange ressemblance entre le château de Walt Disney et la forme du Mont-Saint-Michel ? Entre le château de la Belle au Bois Dormant et les forteresses françaises ? Vous ne vous êtes pas trompés, Walter Disney s’est bel et bien inspiré de notre patrimoine pour ses films d’animations connus dans le monde entier ! Retour sur les pas d’un géant du cinéma qui a trouvé sur les routes de France la voie du succès. 

 

Un voyage initiatique en France

Mickey, la légendaire souris de Disney

Walter Disney naît à Chicago en 1901 et passe son enfance bringuebalé dans tous les Etats-Unis. Lorsque, pendant la Première Guerre mondiale, l’Amérique décide de s’engager en Europe aux côtés de la France et de la Grande Bretagne, Walter maudit son jeune âge car il rêve de partir se battre. Une idée lui vient : falsifier son passeport pour s’engager dans la Croix-Rouge qui accepte des ambulanciers âgés de 17 ans. 

Le voici donc en 1918 au volant d’une ambulance qui sillonne les routes de France. Les paysages qu’il traverse, de la Normandie aux Vosges, le marquent profondément. C’est à ce moment que le jeune Walt commence à griffonner des croquis d’une souris qui le rendra plus tard célèbre. Tout ce qui passe sous sa main, cahier, cartes, et même la carrosserie de son ambulance, se retrouve couvert de dessins. Un réel voyage initiatique donc, d’autant plus qu’un jour, l’ambulance tombe en panne au beau milieu d’un champ. Devinerez-vous où ? Dans un petit village d’Île-de-France appelé Marne-la-Vallée

Paris, l'espoir de Disney

Affiche de cartoons Disney en 1921

Rentré aux Etats-Unis en 1919, Walt Disney s’installe à Kansas City pour y fonder un petit studio d’animation. Il y développe des courts-métragesMickey, la souris dessinée en France, tient le rôle phare.

Si ses courts films sont plébiscités par le public, Walt rêve de grandeur. Il veut réaliser des longs-métrages, mais aux Etats-Unis, personne ne croit au succès d’un long dessin animé

 

Walt Disney en 1935 sur la place de la Concorde

En 1935, Walt Disney est en voyage à Paris pour développer des studios. Un soir qu’il arpente les Champs-Elysées, il entre dans un cinéma où les aventures de Mickey sont à l’affiche.
Il découvre avec stupeur que la séance dure une heure et demie et que les Parisiens s’en délectent. Rempli d’espoir, Walt récupère à la hâte une affiche de cartoons où figure la durée du film, et la rapporte aux Etats-Unis.

Dans sa tête, il a déjà l’idée de Blanche-Neige, mais il sait combien il peinera à trouver du financement. Avec audace, il tend l’affiche parisienne aux banquiers : si les longs-métrages sont un succès à Paris, comment pourrait-il en être autrement outre-Atlantique ?

Deux années plus tard, Blanche-Neige est à l’écran et c’est le début du triomphe des dessins animés de Walt Disney. 

  • Le château de Pierrefonds, dans l'Oise a servi d'inspiration pour le château de Cendrillon © Hocusfocus55
  • Le Château de Chenonceau, en Indre-et-Loire, a servi d'inspiration pour le château de Cendrillon © Hocusfocus55
  • L'entrée du château de Chaumont-sur-Loire a inspiré les portes du château de Cendrillon © Château de Chaumont-sur-Loire
  • L'architecture alsacienne, comme ici à Colmar, a inspiré le village de Belle dans la Belle et la Bête © Adobe
  • Les automates de l'horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg ont servi d'inspiration pour Pinocchio © Adobe
  • La salle du trône du château de Fontainebleau a servi d'inspiration pour la salle de bal de Cendrillon © Château de Fontainebleau
  • Notre-Dame de Paris est la scène principale du film éponyme © Pexels
  • Les toits de Paris et Saint-Germain des Près sont le terrain de jeu des Aristochats © Adobe

Le patrimoine français dans les films de Disney

Le Mont-Saint-Michel, modèle du château des génériques Disney

L'œuvre entière de Walt Disney est parsemée de références au patrimoine français, qu’il a observé pendant la guerre et par la suite lors de plusieurs voyages. Bien sûr, Paris et son atmosphère un peu magique servent de décor à de nombreux films comme La Belle et la Bête, Cendrillon, Le Bossu de Notre-Dame, ou encore Les Aristochats avec le quartier Saint-Germain-des-Prés.

Mais beaucoup d’autres détails n’échapperont pas à l'œil averti. Ainsi, la maison des sept nains dans Blanche-Neige est inspirée des chaumières normandes, le château du générique des films copie le Mont-Saint-Michel et les automates de l’atelier de Gepetto dans Pinocchio ont pour modèle ceux de la cathédrale de Strasbourg.

 

La forteresse de Carcassonne

Un des films les plus longs à réaliser a été La Belle au Bois Dormant, qui a nécessité près de dix années de travail. Et pour cause, Walt Disney cherche désespérément un modèle de château fort pour celui d’Aurore. En 1957, il tombe sous le charme de la forteresse de Carcassonne qu’il immortalise de mille photographies envoyées aux équipes de graphistes. La silhouette élégante du château de La Belle au Bois Dormant est donc bel et bien celle de Carcassonne. Quant aux parcs d’attraction, ils sont tout bonnement inspirés des jardins des châteaux de la Loire

Un peu de chauvinisme

Le petit port d'Isigny-sur-Mer

Mais pourquoi la France ? Walt Disney a certainement cherché à savoir d’où venait son attrait pour notre pays lorsqu’il a découvert qu’une partie de sa famille était originaire de Normandie, et plus précisément d’Isigny-sur-Mer.

L’histoire remonte au XIe siècle, quand un téméraire duc de Normandie, Guillaume, que l’on appellera par la suite Le Conquérant, décide de traverser la Manche à la conquête de l’Angleterre. Deux frères issus d’Isigny s’engagent à ses côtés et s’installent outre-Manche par la suite. Dans l’entourage de Guillaume le Conquérant, ils sont appelée “d’Isigny”, nom qui est déformé avec les siècles pour devenir Disney (prononcer à l’anglaise: “Dizny”).  

Chauvinisme ou justesse historique ? La commune d’Isigny possède aujourd’hui son musée Disney avec une belle collection d’objets qui rappellent l’univers des célèbres dessins animés. 

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