2ème nuit du patrimoine à Toulouse
31/08/2019

La Nationale 7: la route des vacances !

Pour de nombreuses personnes, le simple nom de Nationale 7 évoque des souvenirs d’enfance, de départ en vacances en famille. Il est encore cité avec nostalgie dans de nombreux récits épiques de l’époque où les autoroutes n’existaient pas et où rallier la Côte-d’Azur depuis Paris s’apparentait à une épopée au cours de laquelle les noms de villages, villes, départements et régions traversés étaient tel un chapelet égrainé qui menait vers les joies des stations balnéaires de la Méditerranée.

Du parvis de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris à la frontière italienne, 996 kilomètres de route, souvent bordée de platanes, qui ont inspiré bien des auteurs de chansons, dont Charles Trénet, mais également le célèbre jeu pour enfants des Mille bornes.

Aujourd’hui, nous vous proposons de revenir sur l’histoire, le tracé et les paysages de cet itinéraire mythique.


La Nationale 7 passant devant la Montagne de la Sainte-Victoire

Carte des routes du Royaume de France au XVIIIe siècle

Les premières grandes voies de communication en France sont établies pendant l’Antiquité romaine, par Agrippa, gendre de l’empereur Auguste. Lugdunum (Lyon) est alors capitale des Gaules, c’est donc logiquement qu’un maillage en réseau, appelé étoile d’Agrippa, est établi au départ de cette ville. Au Nord, il relie Lutèce (Paris) via la Bourgogne, futur tracé de la N6. Au Sud, la voie menant vers Rome à travers la vallée du Rhône, la Provence et le long de la Méditerranée, selon le futur tracé de la N7.

Au XVe siècle, c’est le roi Louis XI qui réorganise les routes du royaume de France en créant le service des Postes Royales. Le duché de Bourgogne n’ayant été rattaché au royaume que très récemment, la voie menant de Lyon à Paris passe cette fois par le Bourbonnais, ainsi naît le tracé nord de la N7.

Après le rattachement du Comté de Nice à la France en1793, Napoléon Ier fait moderniser l’ancienne voie menant de Lyon à l’Italie. On lui doit également le numérotage des routes. Ainsi, celle reliant Paris à Menton prend le numéro 7. C’est la IIIe République qui lui donne son nom définitif de Nationale 7.

Auberge du Pont de Collonges de Paul Bocuse

Dans les années 1930, le Front populaire octroyant aux français leurs premières semaines de congés payés, la Nationale 7 devient la Route des Vacances. Mais c’est après-guerre, dans les années 1950-1960 qu’elle atteint son apogée.
La route étant trop longue pour être faite d’une traite, de nombreuses étapes gastronomiques fleurissent sur ses abords. On peut ainsi citer quelques auberges et restaurants mythiques : La Mère Brazier à Lyon, Les frères Troisgros à Roanne, la Maison Pic à Valence ou encore l’Auberge du Pont de Collonges, fondée par Paul Bocuse, près de Lyon, en 1962.

Musée de la Nationale 7 à Piolenc

Dans les 1970, les autoroutes A6 et A7 qui relient Paris, Lyon et Marseille sont inaugurées. Les vacanciers pressés de rejoindre leurs lieux de vacances délaissent alors la Nationale 7 qui retrouve sa quiétude ancestrale.
Plus de la moitié des 996 km ont été déclassés en routes départementales en 2005, mais de nombreux départements ont conservé le chiffre 7 dans la nouvelle numérotation des routes.

Mais certains nostalgiques passionnés continuent à faire vivre l’histoire de la « route des vacances » notamment au sein deux musées : à Mormans-sur-Misons dans le Loiret et à Piolenc dans le Vaucluse.

De l’Île-de-France à la frontière italienne, en passant par la Bourgogne, l’Auvergne, la Vallée du Rhône, la Provence et la Côte d’Azur, nous vous proposons de revoir en image quelques-uns des paysages les plus emblématiques de cet itinéraire de légende.

  • Forêt de Fontainebleau © Patrick Giraud
  • Pont-Canal de Briare
  • Château de Nemours © Mossot
  • Cosne-sur-Loire © cjp124
  • La Charité-sur-Loire © Pline
  • Nevers © Jochen Jahnke
  • Cathédrale de Moulins © jean-louis Zimmermann
  • Château de La Palice à Lapalisse © Sabrina bl
  • Château de Joux © jgs25
  • Temple romain de Vienne en Isère
  • Château de Roussillon en Isères © Mossot
  • Tain-l'Hermitage
  • Cathédrale Saint-Apollinaire à Valence © Morbure
  • Château de Crochans à Piolenc © Mariane Casamance
  • Pont Saint Bénezet à Avignon dans le Vaucluse © Gillag
  • Aix-en-Provence dans les Bouches-du-Rhône
  • Cagnes-sur-Mer © Jpchevreau
  • Vue de La Turbie © Tobi 87
  • Menton © Tobi 87

Forêt de Fontainebleau © Patrick Giraud

Pont-Canal de Briare

Château de Nemours © Mossot

Cosne-sur-Loire © cjp124

La Charité-sur-Loire © Pline

Nevers © Jochen Jahnke

Moulins © jean-louis Zimmermann

Château de La Palice à Lapalisse © Sabrina bl

Château de Joux © jgs25

Temple romain de Vienne en Isère

Château de Roussillon en Isères © Mossot

Tain-l'Hermitage

Cathédrale Saint-Apollinaire à Valence © Morbure

Château de Crochans à Piolenc © Mariane Casamance

Pont Saint Bénezet à Avignon dans le Vaucluse © Gillag

Aix-en-Provence dans les Bouches-du-Rhône

Cagnes-sur-Mer © Jpchevreau

Vue de La Turbie © Tobi 87

Menton © Tobi 87

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