Pass Patrimoine pages

6 châteaux hantés

En cette période d'Halloween, nous vous proposons de découvrir 6 châteaux, situés sur tout le territoire, et dont les occupants ou la légende racontent qu'ils ne sont pas habités seulement par des êtres humains :

 

Le château de Fougeret dans la Vienne :

Situé sur une falaise surplombant la Vienne, le lieu est occupé par un château dès le début de la guerre de Cent Ans. Le bâtiment est souvent remanié au cours des siècles et notamment au XIXe siècle. 
Dans la première moitié du XXe siècle, il appartient à une famille de la Haute-Bourgeoisie, les Robin-Médard, qui y organisent de nombreux séjours et fêtes estivales pour leurs amis.
C'est une de ces amies de la famille, Alice, qui hanterait le château, après y être décédée d'une infection rénale en 1923.

 

Le château de Veauce dans l'Allier :

Ce château fort, bâti dès les XIe et XIIIe siècles, domine le village de Veauce. Situé dans le Bourbonnais, il connaît une occupation constante et de nombreux remaniements architecturaux jusqu'à nos jours. 

C'est au XVIe siècle que survient la tragédie qui va marquer l'histoire du château. Le baron Guy de Daillon, seigneur de Veauce s'éprend de sa jeune domestique Lucie, à peine âgée de 18 ans. Alors qu'il est éloigné du château par une guerre, son épouse, pétrie de jalousie, fait enfermer la pauvre jeune fille dans une des tours du château où elle meurt de froid, de faim et de peur.
Depuis, la légende raconte que son fantôme hante régulièrement les courtines du chemin de ronde.

 

Le château de Gratot dans la Manche :

Fondé par des Vikings auxquels il doit son nom, le château de Gratot devient le fief de la famille d'Argouges à partir de 1251 et pour 5 siècles.
D'abord bâti en bois, il est ensuite fait château fort puis demeure de plaisance au fil des générations qui se succèdent. Cette longue histoire se lit dans l'architecture du château, mais c'est une tour du XVe siècle qui intrigue, celle dite de la Fée.

La légende raconte que le seigneur de l'époque aurait rencontré, au cours d'une de ses balades, la fée Andaine. Immédiatement sous le charme de la créature, il parvient à l'épouser à la condition expresse de ne pas prononcer le mot "mort". Après plusieurs années d'une union heureuse le mot est malheureusement lâché au cours d'un tournoi, menant aussitôt la fée à se jeter par la fenêtre de la tour qui porte encore son nom et la trace de sa main.

Il se dit que depuis la fée hante toujours les couloirs du château en se répétant "La Mort ! La Mort !".

Découvrez ce château grâce au Pass Patrimoine.

Le Fort Libéria à Villefranche de Conflent, dans les Pyrénées-Orientales :

Alors que le traité des Pyrénées concluant la paix entre la France et l'Espagne vient d'être signé, Vauban est chargé, en 1681, de sécuriser la frontière en érigeant plusieurs forteresses. Le fort Libéria est érigé dans ce cadre et il est inscrit à ce titre au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2009. Il garde sa vocation militaire jusqu'à la fin de la Première Guerre Mondiale, puis est acquis par des propriétaires privés et ouvert à la visite à partir de 1987.

Pendant sa période militaire, les cellules du fort accueillent toutes sortes de mécréants, prétendues sorcières et autre faiseuses d'ange anonymes. Mais deux figures d'un des épisodes les plus sulfureux du règne de Louis XIV y ont également fait un séjour de plusieurs décennies... Ces deux femmes, impliquées dans l'Affaire des poisons, sont Anne Guesdon et La Chapelain, femme de chambre et femme à tout faire de la marquise de Brinvilliers, décapitée pour ses méfaits en 1676.

Les âmes malfaisantes de ces personnages historiques hanteraient encore les souterrains de l'édifice.

 

Le château de Maulnes dans l'Yonne :

Unique château pentagonale de France, le château de Maulnes a été bâti au XVIe siècle par un couple de nobles emprunts des idéaux humanistes de leur époque : Antoine de Cruzol, duc d'Uzès et Louise de Clermont.
Après le décès de son époux, Louise de Clermont mène son domaine d'un main de fer...

Mais est-ce bien elle ? En effet, la légende se répand parmis les habitants de la région que c'est en fait la fée Mélusine qui occupe les lieux. La créature cruelle mène une vie dure à ses vassaux. Après avoir tué une des ses fidèles amies dans un accès de fureur elle se jette dans le puits du château. Depuis, elle hanterait la cour du château en se lamentant.

 

 

Le château de Lunéville en Meurthe-et-Moselle :

Ce splendide château du XVIIIe siècle érigé par le duc de Lorraine Léopold Ier est surnommé le Versaille Lorrain pour la beauté de son architecture inspirée du palais royal. Mais ce château semble victime d'une malédiction étrange : depuis 1719 il a été ravagé 13 fois par les flammes dans des circonstances souvent inexpliquées.

En 1737, c'est le roi de Pologne en exil et beau-père du roi de France Louis XV qui prend possession du palais et y installe sa cour. À cette époque la mode est aux nains de compagnie, ainsi Stanislas Leszczynski ne déroge pas à la règle et adopte, en 1746, le nain Nicolas Ferry. Ce dernier surnommé Bébé, fait preuve d'un tempérament très irascible et manque de pousser un de ses semblables dans un feu par jalousie. Selon la légende, lui et le roi auraient noué un pacte pour trouver une épouse à Bébé. Stanislas échoue et le nain meurt d'une grippe à l'âge de 23 ans.
Deux ans plus tard, le souverain meurt à son tour après que sa robe de chambre s'est enflammée.
Est-ce la vengeance du nain Bébé dont le fantôme embrase le château en 1789, 1814, 1849, 1961 et 2003 ?
Le mystère reste entier.

 

Partager :
Tags:

Commentaires

    Pass Patrimoine Côté