Le château d’Acosta, l’histoire oubliée

De la rédaction de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen à l’exil de madame de Staël, le château d’Acosta a été un témoin de l’histoire.

Sur le fief dit des Vignes à Aubergenville (Yvelines), la construction du château débute au milieu du XVIIe. Il tire son nom d’un maître de camp du régiment de La Rochefoucauld qui en devient propriétaire en 1750. 40 ans plus tard, c’est le marquis de Castellane, député aux Etats-Généraux de 1789, qui l’acquiert et s’y installe avec sa famille.

Ancien parc du château d'Acosta

Boniface-André de Castellane, à l’origine colonel de cavalerie, est un homme modéré, attaché à la liberté.
Il va rapidement s’opposer aux mesures contre les ecclésiastiques et les nobles qui ont quitté le pays.

Participant à la rédaction de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, il propose une motion sur la liberté des opinions religieuses.
S'ensuivent de longs débats qui feront de cette motion l’article X de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, adopté le 23 août 1789 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi. ».

Madame de Staël

 

Le château d’Acosta vit au rythme de l'ascension de son propriétaire qui est successivement député de la Constituante, puis préfet sous l’Empire.

C’est à cette époque qu’il accueille Madame de Staël. Celle-ci s’est attiré la méfiance de Napoléon pour ses prises de position et ses écrits. Fin 1803, elle a interdiction de s’approcher de Paris à moins de quarante lieues.
C’est ainsi que, durant l’hiver 1806-1807, elle trouve refuge au château d‘Acosta pour terminer l’écriture de Corinne ou l'Italie. Ce roman féministe qui peint le portrait d’une femme écrivain amoureuse de liberté.

En mauvais état, le domaine d’Acosta a laissé sa place en 1965 à 1900 logements qui accueilleront plus tard des employés de la nouvelle usine Renault de Flins-Aubergenville.

Des éléments du parc ont subsisté ainsi que le cimetière, toujours propriété de la famille Castellane.

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    Patrivia