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24/11/2021
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La Route du Sel de Fécamp à Sète en passant par Terre-Neuve

Le port de Sète fêtait ses 350 ans en 2016. Nous vous faisons découvrir une page méconnue de son histoire qui a pourtant favorisé son développement au XIXe siècle.
Ce voyage débute à Fécamp, où trois groupements d’armateurs sétois ont armé des bateaux pour pêcher la morue au large de Terre-Neuve. Fécamp est, en effet, réputée pour ses marins : les Terre-Neuvas.

Les origines de la route du sel

Tonneaux prêts à être embarqués sur le quai de Sète

Après la saison de pêche en Terre-Neuve, les bricks et autres trois mâts ne revenaient pas à Fécamp, mais descendaient jusqu’à Gibraltar, "embouquaient" dans le détroit, longeaient la côte espagnole et arrivaient à Sète pour décharger leur précieuse marchandise : la morue

La région de Sète était riche en sel. C'est pourquoi le poisson y était salé et séché. La brandade, préparée avec la morue séchée, est d’ailleurs un plat régional bien connu.

Les bateaux repartaient ensuite vers Fécamp, les cales remplies de sel et de vin du Languedoc. Ce sel servait non seulement au premier salage des morues, lorsqu’elles venaient d’être péchées, mais aussi au commerce. Il était réexpédié depuis le port normand dans tout le nord de la France.

Les trois groupes d’armateurs qui ont permis ce commerce sont, les Bailles et Filsl’association Nègre-Cousin-Michel et la famille Comolet.

En 1855, ces 3 armateurs possèdent ¼ de la flotte fécampoise. Ils arment bricks et trois mâts ( baptisés « Victoria », « Christophe Colomb », « Avenir » ou encore « Montpeyroux » du nom du village d'où est originaire la famille Comolet ).

Les débuts d'un déclin

Séchoirs à morue © Antoine 49

Malgré une crise due à la raréfaction des bancs de cabillauds, au début des années 1860, le commerce prospère jusqu’à la guerre de 1870 qui marque un coup d’arrêt. Les armateurs tentent de résister  pour maintenir le trafic à flot, mais il rentre dans un déclin définitif.

Le développement des chemins de fer vers l’Ouest entraîne un développement des sécheries et de l’activité portuaire de Bordeaux au détriment de Sète. Les sécheries du port héraultais sont alors ruinées tout comme les armateurs.
Les derniers navires sétois de Fécamp sont désarmés en 1890

 

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