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Galettes, fèves et autres petites histoires de l'Épiphanie

Miniature de l'Adoration des Rois Mages dans le Missel de Jacques de Beaune daté du début du XVIe siècle et conservé à la Bibliothèque Nationale de France

Le 6 janvier, c’est l’Épiphanie ! Cette date est une fête chrétienne qui célèbre l’arrivée des Rois mages auprès de l’enfant Jésus. En France ce jour férié a été instauré par un décret en 1802 par le cardinal Caprara, légat du pape Pie VII, mais dans d'autres pays où elle n'est pas un jour férié, elle peut se fêter le deuxième dimanche après Noël. En Espagne et au Portugal, c'est à cette occasion que sont apportés les cadeaux aux enfants.

Partiquée par les catholiques, les luthériens, les anglicans et les orthodoxes, cette fête peut aussi être appellée Théophanie qui signifie "la manifestation de Dieu". L'utilistaion du terme "épiphanie" est antérieure au christianisme. Les « Épiphanes » sont, dans la culture grecque, les douze divinités de l'Olympe apparues aux hommes, avec en premier lieu, Zeus, le dieu de la Justice céleste.

Saturnales par le peintre Antoine-François Callet, à la fin du XVIIe siècle, musée du Louvre

En France, cet événement est surtout associé à la galette des Rois et au suspense insoutenable de celui qui aura la fève et sera ainsi désigné roi ou reine du jour !

Savez-vous que cette tradition remonte à l’Antiquité Romaine ?

À cette époque, la fin du mois de décembre et le début du mois de janvier sont consacrés aux fêtes des Saturnales pour une durée de 7 jours. Ces célébrations dédiées à Dionysos, Dieu du vin, voient l’inversion des rôles entre maîtres et esclaves, jusqu'à être critiqués, voire parodiés.

Lors des banquets organisés, une fève noire ou blanche est dissimulée dans un gâteau et celui qui la tire devient roi de la journée. Il peut ainsi voir tous ses vœux exaucés au cours de celle-ci.

Galette des rois

La dégustation d'une galette de pâte feuilletée dorée au four et accompagnée de confiture, remonte, quant à elle, au XIIIe siècle. 

C’est le clergé français qui la met en place.

Il convient alors de partager la galette en nombre de parts égales à celui des convives autour de la table, plus une, appelée « part du Bon Dieu » ou « part de la Vierge » et destinée au premier pauvre qui passe.

 

Gâteau ou couronne des rois

La coutume de la galette feuilletée s'est propagée en Belgique et aux Pays-Bas. Chez nous, comme pour la chocolatine ou le pain au chocolat, les habitants sont divisés en deux camps !

Au Nord : la galette fourrée à la frangipane ; au Sud : le Gâteau des rois (couronne briochée à la fleur d’oranger, ornée de sucre et fruits confits).

La ligne de démarcation entre ces deux galettes suit quasi parfaitement celle qui séparait les langues d'oïl et d'oc.

Collection de fèves en céramique

Quels que soient la région et le gâteau, la coutume de « tirer les rois », elle, fait l'unanimité. Le plus jeune de l’assemblée passe sous la table pour attribuer aux convives leur part de façon aléatoire.

La fève a évolué au cours des siècles. Alors que depuis l’Antiquité, on utilisait des haricots secs, la fin du XIXe siècle voit apparaître des petites figurines en céramique. D'abord santons et personnages religieux, les fèves modernes sont aujourd’hui déclinées sur tous les thèmes comme les héros de dessins animés.

Certains passionnés les collectionnent, ils sont appelés fabophiles ou favophiles !

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    Patrivia