IN SITU 2017 (suite)

Œuvre de Claude Viallat dans une des salles orientalistes du Palais des Archevêques de Narbonne

Palais des archevêques de Narbonne dans l'Aude (11) :

Composé d’un palais Vieux de style roman et d’un Palais Neuf de style gothique, cet ensemble monumental constitue le cœur historique de la cité narbonnaise depuis le Moyen Âge. Siège de l’archevêché, il symbolise la puissance de ses occupants qui sont les plus riches de France après ceux de Senlis. Les intérieurs sont aménagés selon les goûts des archevêques et la mode de l’époque : plafonds à la française du XVIIe siècle côtoient ainsi des gypseries du XVIIIe siècle et un plafond à caissons du règne de Louis XIII.

Après la Révolution, l’archevêché est déplacé à Carcassonne. Cet ensemble architectural est classé Monument historique dès 1840. L’Hôtel de ville et le musée d’art et d’histoire s’installent alors le palais neuf tandis que les collections archéologiques sont exposées dans une aile du Vieux Palais.

C’est le musée historique que Claude Viallat a investi avec 28 de ses œuvres. Situées en regard des peintures et objets d’art, les œuvres de l’artiste dialoguent avec celles de la collection et se fondent dans le décor historique.

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Ombres de suie, Partition bénédictine de Christian Jacquard

Abbaye de Lagrasse dans l’Aude (11) :

Située au cœur des Corbières, cette abbaye bénédictine a été fondée à la fin du VIIIe siècle . Elle devient l'une des plus importantes de la région au XIIe siècle, avec des possessions s’étendant jusqu’en Espagne actuelle.
Agrandie et embellie au fil du temps, l'abbaye se dote, au XVIIe siècle, d'un clocher de plus de 80 mètres.

Aujourd’hui, seule la moitié de cette tour surplombe encore le village. L’abbaye est scindée en deux à la Révolution. Une partie est toujours occupée par une communauté religieuse : les Chanoines Réguliers de la Mère de Dieu, tandis que l’autre partie appartient au département de l’Aube qui y a installé un musée.

C’est dans cette partie départementale, dans l’ancien dortoir des moines que l’artiste Christian Jaccard a créé son œuvre Ombres de suie, Partition bénédictine. Conçue sur un mur créé pour l’occasion, elle est constituée de dessins de gel thermique auquel l’artiste a mis le feu, créant ces traces noires de combustion et de suie.

Pour en savoir plus.

IEBANLUK de Nick Ervinck

Abbaye de Gellonne à Saint-Guilhem-le-Désert dans l’Hérault (34) :

Guillaume de Gellone, comte de Toulouse et duc d’Aquitaine, a fondé cette abbaye bénédictine en 804. Elle surveille depuis 12 siècles le paysage découpé des gorges de l’Hérault.
Détentrice d'une relique de la vraie croix, l'abbaye devient une étape de pélerinage importante sur la Voie d’Arles du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. C’est à ce titre qu’elle est inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1998.

En 1906, le collectionneur américain George Grey Barnard acquiert une partie du cloître qui, aujourd’hui, est exposée au musée du Cloisters à New York.

C’est dans le musée lapidaire de l'abbaye que l’artiste Nick Ervinck a installé sa sculpture, IEBANLUK, fusion d’un bateau pétrolier, symbole du monde contemporain et de la maquette de l’abbaye de Cluny. Ce télescopage invite le spectateur à s’interroger sur l’évolution de notre société et ce qu’il convient de préserver.
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