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Escapade à Beaucaire

Découvrez la Terre d'Argence

Dans le département du Gard, entre Nîmes, Arles et Avignon, se trouve un territoire que l’on nomme Terre d’Argence. Ce nom poétique vient de la grande concentration de peupliers le long du Rhône : lorsque la lumière caresse leurs feuilles, celles-ci se teintent d’une éclatante couleur argentée.

J’aime mon Patrimoine s’est rendu à Beaucaire, capitale de la Terre d’Argence. Établie sur les rives du capricieux Rhône, cette charmante ville a l’histoire aussi mouvementée que trépidante recèle bien des mystères. Découvrez notre itinéraire culturel au cœur de cette ville d'Art et d'Histoire

Vue sur Beaucaire depuis la Forteresse © Ilona Bernard / J'aime mon Patrimoine

Flânez dans les rues de Beaucaire sur les traces de l'Histoire

Maison du Tourisme et du Patrimoine © Ilona Bernard / J'aime mon patrimoine

Beaucaire est de ces villes qui invitent à la flânerie, à prendre son temps et à observer chaque détail, comme lors d’une chasse au trésor.

La richesse passée de Beaucaire est due à sa Foire de la Madeleine, qui a permis la construction d’édifices tous plus beaux les uns que les autres.

Le premier arrêt incontournable se trouve place de la République, dite Place Vieille, non loin des rives du Rhône. Prenez un instant pour vous imprégner de l’ambiance chaleureuse de cette place ombragée.

Ne manquez pas la statue du Drac, le monstre qui ondoie au fond du Rhône. Cette créature invisible aux humains a des allures de dragon, mais il peut prendre une apparence humaine.

D’après la légende, qui remonte au XIIIe siècle, le Drac se nourrit d’humains

Un jour, il enlève une lavandière, la force à devenir la nourrice de son fils : pour cela, il lui donne une pommade spéciale, à appliquer sur son enfant, afin de le rendre visible. Après sept ans au service du Drac, la lavandière est relâchée. 

À son plus grand étonnement, elle reconnaît le Drac au marché : elle s’est, un jour, frotté les yeux avec la pommade. Hors de lui, le Drac crève l’œil de la lavandière.

Depuis, il n’a jamais été revu à Beaucaire, mais on dit qu’il rôde dans le Rhône et attire les enfants trop aventureux…

À deux pas de cette créature légendaire, n'hésitez pas à pousser la porte de la Maison Gothique, qui accueille la Maison du Tourisme et du Patrimoine.

Elle est partagée entre l’Office de Tourisme de la Communauté de Communes Beaucaire Terre d’Argence et le Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine.

Vous y découvrirez une exposition permanente ainsi que des pièces caractéristiques des demeures bourgeoises, comme une impressionnante cuisine du milieu du XVIIe siècle.

N’hésitez pas à demander conseil aux agents de l’Office, notamment pour suivre une visite guidée

Le Drac, place de la République © Ilona Bernard / J'aime mon Patrimoine

Laissez-vous guider à travers les ruelles de la ville

Hôtel de Clausonnette, façade sur rue © Ilona Bernard /J'aime mon Patrimoine

Les guides, tous passionnants et passionnés, vous emmènent à la découverte des perles de la cité aux belles pierres.

Découvrez ainsi l’Hôtel de Clausonnette, bâti au XVIIe siècle et rénové par l’architecte Jean-Baptiste Franque au XVIIIe siècle. Sa façade est ornée de mascarons représentant les quatre saisons, ce qui est caractéristique des hôtels particuliers de Beaucaire.

Signe extérieur de richesse, la façade invite à pousser la grande porte cochèreVous accédez ainsi à la cour de l’Hôtel de Clausonnette, dont le sol, fait de galets coupés en deux, scellés dans le sol et polis, est traditionnel de la région : cela s’appelle un sol en calades.

Le hall, couvert, était très utilisé durant la Foire de Beaucaire car il permettait à la fois de stocker et de présenter des marchandises.

La cour à ciel ouvert présente une particularité propre à Beaucaire : entre les fenêtres du premier et du deuxième étage, se trouvent des crochets.

Ils servaient à accrocher des toiles qui étaient humidifiées pour rafraîchir les passants et les exposants. Cet étonnant élément fait figure de palimpseste et se retrouve dans presque toutes les rues de la ville.

 Hôtel de Clausonette, cour intérieure et Chinoiserie © Ilona Bernard /J'aime mon Patrimoine

Ne manquez pas les monuments exceptionnels de Beaucaire

Collégiale Notre-Dame-des-Pommiers © Ilona Bernard / J'aime mon Patrimoine

Votre guide détient les clés de certains édifices habituellement fermés au public, comme la collégiale Notre-Dame-des-Pommiers et l’église Saint-Paul.

Ces deux bâtiments, bien que construits à des époques différentes, ont une caractéristique commune : ils font partie de la centaine édifices religieux de France qui portent la devise de la France sur leur façade.

La collégiale Notre-Dame-des-Pommiers, érigée par Jean-Baptiste Franque entre 1734 et 1744, est bâtie à l’emplacement d’une église pré-romane, détruite car elle ne pouvait pas accueillir assez de fidèles, notamment lors de la Foire de la Madeleine.

De cette église primitive, il ne reste qu’une frise racontant la Passion du Christ.

La collégiale possède un orgue à l’histoire surprenante, conçu par un facteur avignonnais qui l’apporte en bateau d’Avignon. Arrivé à Beaucaire, le joueur d’orgue l’essaie et n’aime pas le son qui s’en dégage.

Vexé, le facteur repart avec la clé permettant d’actionner les mécanismes. Pendant un siècle, Notre-Dame-des-Pommiers n’a pas d’orgue, car pas de moyens. Il faut attendre une donation pour qu’un nouveau soit mis en place au XIXe siècle. Cette fois, aucune contestation

Orgue de la collégiale Notre-Dame-des-Pommiers © Ilona Bernard / J'aime mon Patrimoine

La forteresse de Beaucaire

Vue sur la collégiale Notre-Dame-des-Pommiers depuis la Forteresse © Ilona Bernard / J'aime mon Patrimoine

Entourée de jardins classés, la Forteresse de Beaucaire offre une vue somptueuse sur les toits de la ville.

Ce château fort, édifié dès le XIe siècle, appartenait aux comtes de Toulouse. Endommagée durant la croisade contre les Albigeois, la Forteresse de Beaucaire est remaniée entre le XIIIe et le XIVe siècle avant d’être démantelée et partiellement détruite en 1632.

Les différentes pièces qui composent la plus haute tour restante de la forteresse témoignent de son riche passé : une récente restauration a permis de mettre au jour des fresques.


De nombreuses possibilités s’offrent à vous : vous pouvez visiter le musée d’Histoire et d’Archéologie Auguste-Jacquet, découvrir les ruines d’un temple romain ou encore les vestiges du château médiéval

Des animations sont régulièrement proposées, comme un escape game à la conquête du Saint Graal.

Forteresse de Beaucaire © CCBTA

Prenez de la hauteur : visitez l’abbaye de Saint-Roman

Abbaye Saint-Roman © Ilona Bernard / J'aime mon Patrimoine

Bâtie sur le massif de l’Aiguille, à seulement cinq kilomètres de Beaucaire, l’abbaye de Saint-Roman est un trésor du patrimoine gardois.

Unique abbaye troglodytique d’Europe, elle est implantée sur un éperon rocheux creusé par les siècles et les hommes, depuis le Ve siècle

D’abord habitée par des ermites, des moines s’y installent ensuite, au Xe siècle. De cette abbaye, il ne reste que les salles souterraines : le plateau, qui offre une vue panoramique sur la vallée du Rhône et la Provence, a accueilli une demeure seigneuriale au XVIe siècle, aujourd’hui disparue.

Au sommet de l’ensemble, il ne reste que les vestiges des tombes des moines. 
Cette abbaye troglodytique rappelle certaines constructions en Égypte ou en Turquie, comme Cappadoce.

Pour découvrir l’abbaye, profitez d’une visite guidée ou d’une visite libre. L’été, des “Apéros panoramas” sont organisés : ils conjuguent patrimoine, histoire et découverte de la gastronomie locale, sans oublier la vue à couper le souffle.

Abbaye de Saint-Roman vue du ciel © CCBTA

Pour en savoir plus sur Beaucaire et la Terre d'Argence, rendez-vous ici !

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