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Les salles de l'Opéra de Paris

L’Opéra de Paris a célébré, en 2019, son 350e anniversaire, l’occasion de revenir sur les différentes salles parisiennes, qui ont servi d’écrin au corps de ballet, aux chanteurs et aux musiciens de cette prestigieuse compagnie née sous le règne de Louis XIV.

En effet, ce ne sont pas moins de 14 bâtiments successifs de la capitale qui ont accueilli l’Opéra de Paris au cours des siècles.

 

Les premières années sont itinérantes pour la compagnie qui s’appelle alors l’Académie d’opéra puis Académie royale de musique. Elle passe successivement de la salle du Jeu de Paume de la Bouteille, rue Jacques Callot, en 1671, à la salle du Jeu de Paume de Becquet, rue Vaugirard, en 1672 puis à la première salle du Palais-Royal en 1673.

Armide de Lully, présenté dans la première Salle du Palais-Royal, en 1761.

C’est dans cette salle, située au sein du Palais-Royal, résidence de Monsieur, frère du Roi, qu'est accueillie l’Académie royale de musique. La compagnie, dirigée par Lully, succède ainsi à Molière et s’installe en ces lieux pour près d’un siècle. En 1764, le Théâtre du Palais-Royal disparaît dans les flammes, forçant les artistes à trouver refuge dans la Salle des Machines, le temps de la reconstruction.
La deuxième salle du Palais Royal réinvestie en 1770 est à nouveau ravagée par un incendie en 1781. Il n’est pas rebâti.

Le Théâtre de la Porte Saint-Martin, situé beaucoup plus au nord de Paris, est construit à la hâte en deux mois. Dans l'intervalle, la compagnie d'opéra se produit dans la Salle des Menus-Plaisirs, rue Bergère.

En 1794, l’Académie royale de musique, devenue Opéra sous la Révolution, est chassée de la Porte-Saint-Martin. Elle trouve refuge face à la bibliothèque nationale, dans la salle de la rue de Richelieu, également appelée salle Montansier, du nom de sa fondatrice. En 1820, le duc de Berry est assassiné à l’issue d’une représentation en ce lieu. Le théâtre est alors détruit sur ordre de Louis XVIII, afin d’y faire ériger un monument expiatoire en mémoire du prince. Aujourd’hui le square Louvois est aménagé à cet emplacement.

Opéra de la rue Richelieu

Le Foyer de la danse à l'Opéra de la rue Le Peletier par Edgar Degas, vers 1871

La compagnie donne plusieurs représentations dans la première Salle Favart, aujourd’hui Théâtre national de l'Opéra-Comique, puis dans la salle Louvois, en attendant la construction de l’Opéra Le Peletier, donnant sur la rue éponyme.

Conçue comme une salle provisoire, elle reste pourtant en service près d’un demi-siècle, avant d’être détruite à son tour par un incendie en 1873. Au cours de cette période historique chaotique, la compagnie change de nom au gré des régimes : Académie royale de musique, de 1821 à 1848 ; Académie nationale de musique, de 1848 à 1851 ; Académie impériale de musique, de 1852 à 1870 et de nouveau Académie nationale de musique à partir de 1871. Cette salle et ses danseuses sont immortalisées par les nombreuses œuvres d’Edgar Degas.

En attendant le parachèvement de sa maison emblématique, la compagnie s’installe pour un an salle Ventadour. Cet illustre théâtre parisien a notamment vu se créer, en 1838, la célèbre pièce de Victor Hugo : Ruy Blas.

En 1875, c’est finalement l’inauguration du splendide Palais Garnier qui est encore aujourd’hui le symbole de l’Opéra national de Paris, nom de la compagnie depuis 1994. Danseurs, chanteurs et musiciens se produisent sur cette scène historique, mais également, depuis 1989 sur celle de l’Opéra Bastille.

Palais Garnier

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