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Sainte-Thérèse ou l'amitié franco-belge

L'église Sainte-Thérèse d'Élisabethville

L’église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus, à Aubergenville, est l’une des toutes premières églises intégralement bâties et sculptées en béton armé.
Érigée en moins d'un an, entre septembre 1927 et juillet 1928, elle est l’œuvre de l’architecte Paul Tournon.

Le décor sculpté est réalisé par Carlo Sarrabezolles en 6 semaines. Il taille l'ensemble des trente-cinq statues qui ornent la façade occidentale de l’église, dans le béton frais, selon un procédé original qu'il vient de créer.

La forme de l'église rappelant celle d'un reliquaire, elle reçoit le surnom de "Sainte-Chapelle du ciment armé", analogie renforcée par son style architectural inspiré du gothique et sa fine flèche culminant à 45 mètres de haut.

L’église est située au cœur du quartier nouvellement créé d’Élisabethville, dont le bord de Seine est courru par les Parisiens. C'est seulement six ans après le début des travaux de la cité nouvelle que le prêtre d’Aubergenville, l’abbé Mancel, lance une souscription en vue de l’édification d’une église à partir de 1927.

Façade de l'église Sainte-Thérèse

Lors du lancement des travaux, le quartier est placé sous le patronage d'Elisabeth en Bavière, reine des Belges, qui lui donne son nom. C’est donc tout naturellement que l’abbé Mancel demande et obtient des fonds privés d’origine française comme belge pour la réalisation de son église.

Cette amitié franco-belge se lit également sur le décor de l'église dont la façade est ornée de la figure du cardinal Mercier, primat de Belgique qui a fait preuve de bravoure au cours de la Première Guerre mondiale, et de sainte Jeanne d'Arc et saint Michel, patrons des deux nations.

Le 1er juillet 1928, l’église Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus d’Élisabethville est consacrée par l’évêque de Versailles.

L'ornementation intérieure de l'édifice se déroule au cours d'une seconde phase de travaux au début des années 1930.
Ainsi, les vitraux qui illuminent le chœur et la nef de l'église ont été dessinés par Marcel Imbs et réalisés par Marguerite Huré en 1933. 
L'ensemble est complété, en 1998, par la figuration des signes du zodiaque dans la partie centrale des verrières.

Pour en savoir plus sur Aubergenville et son histoire, suivez ce lien.

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