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L'Anse de Paulilles, un site explosif !

Cette magnifique anse qui s’ouvre sur la mer Méditerranée a longtemps abrité l’une des industries les plus dangereuses de France…

En 1870, un certain Alfred Nobel et son associé Paul Barbe installent une dynamiterie sur ce site, qui appartient à la commune de Port-Vendres dans les Pyrénées-Orientales. Cette localisation n’est pas fortuite. Suite à la débâcle de la guerre de 1870, Léon Gambetta, alors ministre de l’Intérieur, souhaite implanter cette usine le plus loin possible des frontières allemandes. Protégé par les Pyrénées, mais ouvert sur la Méditerranée, le site de Paulilles semble idéal.

Pendant près de 115 ans, la dynamiterie emploie 300 à 400 ouvriers pour lesquels un village est édifié, avec son école et ses commerces. Dès 1875, une mutuelle est offerte aux employés et leur famille, tandis que leur salaire est 4 fois plus élevé que celui des pécheurs ou vignerons de la région. Mais ces avantages viennent avec les risques encourus dans ce métier… L’usine connaît, en tout, plus de 30 accidents causant 50 morts. La manipulation des produits toxiques engendre également des maladies. L’usine ferme finalement ses portes en 1984.

L'Anse de Paulilles et l'ancienne usine

La dynamite fabriquée à Paulilles a servi à des chantiers internationaux de grande envergure comme le percement du canal du Panama, ou la création de Fos-sur-Mer

Après son abandon, l’Anse de Paulilles est acquise par le Conservatoire du littoral en 1998. À partir de 2004, le soutien du département permet la revalorisation et l’ouverture des lieux au public, offrant notamment un accès aux plages. Sur les 32 bâtiments de l’usine, 7 subsistent, permettant l’accueil et la mise en avant de ce patrimoine industriel.

Barque catalane restaurée à l'atelier de Paulilles © Jean Luc HEBERT

L’un d’entre eux est dédié à la mise en valeur d’un autre patrimoine local : les barques catalanes. L’association redonne vie à ces bateaux traditionnels en bois qui se comptaient par dizaines dans les ports de la région, tout au long du XXe siècle. Cet atelier a déjà restauré une dizaine de ces bâteaux sur la trentaine dont elle est propriétaire.

Depuis sa réouverture au public en 2008, le site accueille plus de 250 000 visiteurs par an. Ces promeneurs ou vacanciers traversent le site intégralement réaménagé, avant de se rendre à la plage. Ils peuvent, sur leur chemin, cueillir les fruits mûrs mais en aucun cas les fleurs et les plantes, puisque l'Anse de Paulilles appartient à la Réserve Naturelle Marine de Cerbère-Banyuls.

 


Pour en savoir plus l'Anse de Paulilles et les Pyrénées-Orientales, suivez ce lien.

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