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Le collège Royal et Militaire de Thiron-Gardais.

Collège et abbatiale de Thiron Gardais © Fréderic Chéhu

Niché dans le Perche, un collège du XVIIe siècle renaît grâce à Stéphane Bern. Le journaliste l'a restauré et l'ouvre en partie au public pour faire revivre l’histoire des lieux.

Situé dans l’enceinte de l’abbaye de Thiron Gardais, le collège est fondé en 1629, sous l’impulsion d’Henri de Bourbon-Verneuil, fils naturel d’Henri IV et d’Henriette d’Entragues. Il confie cette charge aux moines de la Congrégation de Saint-Maur qui observent la Règle de saint Benoît.

 

Uniforme et salle de classe du collège royal militaire © Fréderic Chéhu

Ci-dessus : maquette du collège et de l'ensemble abbatial au XVIIIe siècle

En 1776, sur décision du roi Louis XVI, l'établissement devient un des douze collèges royaux et militaires de France. Les bâtiments sont alors agrandis et occupent deux quadrilatères, adossés à la collégiale (voir photo ci-dessus).

Jusqu’à la Révolution, l’abbaye accueille ainsi une centaine de garçons par an, entre 7 et 15 ans, dont une moitié d’élèves ordinaires et une moitié d’élèves du roi, généralement boursiers.

Le marquis de Launay

Les professeurs, moines et laïcs, enseignent aux élèves le français, l’anglais, l’allemand, les mathématiques, mais aussi le dessin, la danse, la musique, le greffage et la conduite des arbres fruitiers et l’escrime. Le but est de former des cadets de l’école royale militaire de Paris mais aussi des gentilshommes accomplis.

En 1778, Napoléon Bonaparte est admis comme élève boursier au collège de Tiron, mais il préfère finalement le collège de Brienne où étudie déjà son frère Joseph et qui dispense un enseignement plus scientifique.

Un autre personnage emblématique de l’histoire de France a, lui, fait ses études à Thiron Gardais. Il s’agit du marquis Bernard-René Jourdan de Launay, gouverneur de la Bastille, qui perd la vie le 14 juillet 1789, jour de la célèbre prise de la prison royale

Stéphane Bern, nouveau propriétaire des lieux © Fréderic Chéhu

 

Le XIXe siècle voit le collège et l’abbaye en grande partie démembrés.

Les bâtiments conservés du collège restent propriété de la même famille de 1803 à 2005 quand il est acquis par le Conseil Général d’Eure-et-Loire. Mais le bâtiment est trop dégradé pour pouvoir être entretenu par le département. Son président fait alors appel à Stéphane Bern qui accepte de racheter les lieux en 2013.

Après 3 ans de travaux, un musée consacré à l’histoire du collège et de l’abbaye est inauguré en 2016. Les nombreux objets glanés par le journaliste pour y être exposés rappellent la vie quotidienne des élèves et celle des moines, mais aussi l’histoire, souvent méconnue, des collèges royaux et militaires.

Façade du musée © Fréderic Chéhu

Crosse de saint Bernard de Tiron © Fréderic Chéhu

L’un des objets emblématiques de la collection est la crosse de saint Bernard, prêtée par le musée des Beaux-Arts de Chartres, qui a appartenu au fondateur de l’abbaye de Tiron au XIIe siècle.

Stéphane Bern a également ressuscité les jardins avec l'aide du paysagiste Louis Benech. Ce dernier a recréé les anciennes perspectives avec des buis et des arbres dont certains datent de l’Ancien Régime.

Pour tout savoir sur le Collège Royal et Militaire de Thiron-Gardais et prépaprer votre visite, suivez ce lien.

L'église abbatiale a, elle aussi, besoin d'être restaurée. Une campagne de mécénat, soutenue par la Fondation du Patrimoine, est en cours. Pour soutenir cette action suivez ce lien.

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